la lettre de rappel du MAK adressée au Gouvernement algérien et remise à Bruxelles avec l'ensemble du Mémorandum joint en pièce annexe PDF Imprimer Envoyer
Mercredi, 03 Mars 2010 12:20

 


la lettre de rappel du MAK adressée au Gouvernement algérien et remise à Bruxelles avec l'ensemble du Mémorandum joint en pièce annexe

 

TIMANIT I TMURT N YEQVAYLIYEN

MOVMENT FOR AUTONOMY OF KABYLIA

MOUVEMENT POUR L’AUTONOMIE DE LA KABYLIE

 

 

 

A LA PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE ALGERIENNE

AU GOUVERNEMENT ET AU PARLEMENT ALGERIENS

 

Copie :  A M. Ban Ki moon, Secrétaire Général de l’ONU

Aux membres du Conseil de Sécurité de l’ONU

Aux membres de l’Union Européenne

A l’Union Africaine

 

Le 05/06/2008, notre Mouvement vous a adressé une demande officielle d’un statut d’autonomie régionale pour la Kabylie, avec copie aux instances internationales.

Plus de vingt (20) mois plus tard, n’ayant reçu nulle réponse de votre part, nous vous envoyons ce nouveau courrier pour vous signaler l’urgence qu’il y a à satisfaire cette légitime revendication.

Le M.A.K. estime qu’au nom de la raison et du bon sens, il lui faut une réponse autre que le mépris, le silence et la répression qui jusqu’ici ont caractérisé votre attitude.

A la veille du 30è anniversaire du Printemps d’avril 80 et du 9è anniversaire du « Printemps noir » d’avril 2001, la Kabylie est en droit d’espérer sa reconnaissance officielle et définitive par l’État algérien.

Cela couronnera tant de décennies d’épreuves que, vous et vos devanciers, lui avez infligées souvent de manière cruelle et sanglante depuis 1962. Cette reconnaissance sera aussi la plus belle manière de rendre hommage à toutes celles et à tous ceux qui sont tombés pour la liberté de la Kabylie, à toutes celles et à tous ceux qui ont sacrifié leur vie pour elle.

Ainsi, en a-t-il été avec tant de générations de Kabyles.

- De Fadma N Summer (1857), à Chikh Amar (1956), Amirouche et Abderrahmane Oumira (1959) ;

- De Ameqran (Mokrani) et Chikh Aheddad (1871) à Abane Ramdane (1957) ;

- D’Amar Imache (1960) à Bessaoud Mohand Arav (2002) ;

- De Mbarek At Mangellat, Amar At Hammuda et Bennaï Ouali (1956) à Krim Belkacem (1971) ;

- De Mouloud Feraoun(1962) à Mouloud Mammeri (1989) ;

- De Said Mekbel (1994) à Matoub Lounès (1998) ;

- Des 400 hommes tués par l’ANP dans les rangs du FFS en 1963-65 aux 127 jeunes tués par la Gendarmerie algérienne en 2001-2003 ;

- Des intellectuels comme Tahar Djaout, Mahfoud Boucebci ou Smail Yefsah   aux militants politiques comme Rachid Tigziri, Djaffer Ouahioune, Mbarek Mahiout ou Achour Belghezli (années 93-94)

- De Me Ali Mecili (1987) à Ameziane Mehenni (2004) assassinés en France.

D’Ait Medri (1964) à Mohand Ouharoun (1996) et tant d’autres encore qui avaient moisi dans les prisons algériennes, qui y ont été humiliés, violentés, torturés par le régime algérien pour lequel le nom de Kabyle résonne toujours comme un ennemi…

Aujourd’hui, la Kabylie aspire au recouvrement de son propre droit à l’existence, droit reconnu par les lois internationales et dont la République Algérienne est, je le rappelle, signataire.

Le 20 avril 2010 doit être le jour de la liberté du peuple kabyle.

Son attente est si forte qu’une nouvelle déception lui serait intolérable.

Vive la Kabylie libre et autonome !

Vive l’Algérie plurielle

 

Pour le MAK,

Ferhat Mehenni

Bruxelles, le 25  février 2010.